Chapel Sant-Melan An Ignol
La chapelle Saint-Melan, située à l’écart du lieu-dit Treuz er Lann, fut construite dans la première moitié du 16ᵉ siècle grâce à la générosité d’un seigneur dont l’écu a été martelé (façade sud). Quoique de petite taille, elle a fière allure avec son parement de granite mouluré d’une plinthe au bas des murs, ses ouvertures en arc brisé, notamment sa porte sud surmontée d’un larmier en accolade, ses rampants décorés de crochets, sa chambre des cloches ajourée surmontée d’une flèche octogonale et décorée de boules (plus tardive).

Une croix de mission de 1934, autrefois plantée devant l’église, et une fontaine de dévotion y furent associées, la première vers 1970 au moment du réaménagement de l’enclos paroissial, la seconde vers 1874 avant de disparaître lors du remembrement. L’édifice fut restauré à partir de 1990 : clocher remonté, murs jointoyés à l’intérieur, toiture refaite.
La baie du chevet, murée, obscurcit l’intérieur de l’édifice. La chapelle a perdu le lambris de sa voûte, la clôture du chœur (17ᵉ – 18ᵉ s.) et le retable qui occupe la baie du chevet. Elle conserve néanmoins son décor de granite : bénitier, consoles de pierre, autel rectangulaire orné de moulures et crédence en anse de panier.

De part et d’autre de l’autel, les statues de granite de saint Melan et de saint Nicodème, datent, tout comme l’édifice, du 16ᵉ siècle. Le premier, évêque de Rennes au 5ᵉ siècle, est vêtu d’une chasuble verte et d’une mitre, mais a perdu sa crosse. Le second, l’un des premiers disciples de Jésus, porte les instruments de la passion (clous et tenaille).
A partir du 17ᵉ siècle, on y honore aussi une Vierge à l’Enfant et deux saints protecteurs du monde agricole : saint Cornély, autrefois identifiable aux deux bœufs disposés de part et d’autre de son ancien support, et saint Eloi, patron entre autres des maréchaux-ferrants et laboureurs. L’un et l’autre sont du même auteur que saint Nicolas et saint Guillaume à Saint-Hervezen.
Pardon le quatrième dimanche de septembre