Chapelle de la Trinité (Quénépévan)

Chapel an Drinded e Kenepevan

La chapelle de la Trinité dépendait de la proche seigneurie de Tronscorff et fut édifiée au 16ᵉ siècle comme l’indiquent le décor de la porte sud en anse de panier et le remplage (réseau de pierre) de la maîtresse-vitre à l’Est.

L’édifice conserve une riche statuaire abritée derrière la balustrade du chœur (17ᵉ s.) : une sainte Trinité (17ᵉ s.), représentant le Père, le Fils et le Saint-Esprit symbolisé par la colombe ; un saint Julien cavalier en armure (16ᵉ s.) reposant sur une console en granite sculptée d’un buste humain aux bras levés ; un saint Joseph formant un ensemble avec une Vierge à l’Enfant (17ᵉ s.).

Construite en grand appareil régulier, elle est caractéristique des chapelles bretonnes avec son plan rectangulaire et son mur pignon à clocher comportant une chambre des cloches ajourée sur les quatre faces cardinales à laquelle on accède par un escalier sur le rampant au nord.

Un groupe de saint Yves (17ᵉ s.), entouré du riche et du pauvre, orne le mur nord. Malgré la réfection de la charpente et de la toiture en 1934, une partie des sablières du 16ᵉ siècle ont été conservées. Elles proviennent d’un atelier local et l’on y retrouve les mêmes motifs que dans les églises de Langoëlan et du Croisty, notamment le thème privilégié du combat des centaures.

Pardon le dimanche après la Pentecôte, le jour de la sainte Trinité. Chemin creux à droite en contrebas de la chapelle