Une église marquée par plusieurs siècles de transformations
L’église Saint-Adrien, dont les origines remontent au XVᵉ siècle, a traversé de nombreuses étapes de construction et de restauration aux XVIIᵉ et XIXᵉ siècles. L’édifice actuel, en grande partie reconstruit au début du XVIᵉ siècle, a été bâti sur les ruines d’une ancienne église romane.
Le porche, quant à lui, est plus ancien que l’église du XVIᵉ siècle, témoignant de strates successives d’architecture.

La reconstruction du clocher en 1876
En 1876, le recteur Thomas Lopin entreprend de reconstruire le clocher, alors en ruine. Ne disposant pas des fonds nécessaires et essuyant un refus de la municipalité, il décide d’écrire directement au ministre de l’Intérieur, Jules Simon, ancien condisciple du recteur à l’école Saint-Yves de Vannes.
Dans sa lettre, il lui expose la situation :
« Vous êtes aujourd’hui ministre et moi simple petit recteur. J’ai une église sans clocher : pourriez-vous m’aider à le construire ? »
Jules Simon lui répond :
« Mon cher ami, je ne vous ai pas oublié. Je vous accorde volontiers l’aide demandée. »
Le ministre lui octroie alors une somme importante. Le département contribue à son tour, et la municipalité est contrainte de participer malgré elle.
Une inscription témoigne encore de cet épisode :
« Fait par la fabrique seule – 1876. T. Lopin, architecte, recteur. »
Éléments remarquables de l’église
Plusieurs œuvres et éléments architecturaux méritent l’attention :
- Statues de saint Adrien et de Notre-Dame de Pénéty : elles se dressent au-dessus des contreforts encadrant la tour.
- Cloche de 1523 : encore conservée dans l’église.
- Cuve baptismale : en granit, de forme octogonale.
- Retable du chevet : orné des statues de saint Pierre et saint Paul.
- Statue de la Vierge allaitant (Notre-Dame du Canet) : une sculpture en bois polychrome représentant la Vierge couronnée donnant le sein à l’Enfant Jésus. Celui-ci tenait autrefois un globe dans sa main droite (aujourd’hui disparu).
- Statue de saint Adrien : également visible dans l’église.
Un patrimoine funéraire disparu
Le cimetière abritait autrefois un ossuaire daté de 1662. L’ancien cimetière, situé autour de l’église, a été déplacé à l’extérieur du bourg, en direction de Lignol.